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La dérive climatique

GIEC : Groupe Expert Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, en anglais : IPCC Intergovernmental Panel on Climate Change. Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l'objectif de ce groupe d'Expert est de constituer un socle de connaissances scientifiques, culturelles et socio-économiques sur le réchauffement climatique. Le GIEC est responsable de la publication de 6 rapports depuis sa création, il s'est notamment illustré par l'obtention du prix Nobel de la paix en 2007 avec l'ex vice-président des Etats-Unis, Al Gore, à l’occasion de la parution du 4ème rapport.


Les travaux publiés par le GIEC sont le résultat des recherches de plusieurs dizaines de milliers de scientifiques à travers le monde. Les scientifiques engagés dans la rédaction des rapports ne sont pas rémunérés

Les 5 conséquences énoncées ci-dessous sont le résultat du 6ème rapport, paru le 09 Août 2021 :


  1. Les changements climatiques récents sont généralisés : ils touchent tous les régions et s’intensifient, ils sont sans précédents depuis des milliers d’années

  2. Les activités humaines sont à l’origine de ce changement climatique qui se traduit par une réchauffement à la surface de la Terre ainsi qu’une montée du niveau des mers. L’influence humain amplie et augmente la récurrence des évènements climatiques extrêmes : vague de chaleur, pluie torrentielle, sécheresse

  3. Les changements climatiques vont s’accentuer avec le niveau de réchauffement prévisionnel des prochaines années, on parle d'inertie thermique : nos efforts d’aujourd’hui pour la dérive climatique seront visibles dans 20 ans, autrement dit, les 20 années à venir nous allons subir notre inaction de ces 20 dernières années.

  4. Il n’y a pas de retour en arrière : on parle de point de bascule, certains éléments de notre écosystèmes sont aujourd’hui irrécupérables quelque soit les efforts déployés, notamment concernant l’océan profond, la disparition de milliers d’espèces animales, la fonte des glaces en Antarctique et au Groënland.

Il est indispensable de réduire très rapidement nos émissions de gaz à effet de serre, en particulier le monoxyde de carbone (CO2) : objectif zéro émissions pour stopper la dérive du climat.


Le GIEC a émis 5 hypothèse relatives à notre comportement concernant l’évolution de nos émissions, on parle de trajectoire socio-économiques partagée à l’échelle du globe :

  1. TSP1 : Forte baisse

  2. TSP2 : Baisse

  3. TSP3 : Stagnation

  4. TSP4 : Hausse

  5. TSP5 : Forte hausse

Les scénarios de forte baisse et de baisse permettraient de limiter le réchauffement en dessous des +2°C d’ici 2100. Le scénario de stagnation permettrait de limiter le réchauffement en dessous des +3°C d’ici 2100. Les scénarios de hausse et de forte hausse auraient quant à eux un impact de +4°C d’ici 2100.


A titre illustratif : +4°C en 2100 se traduit par une température moyenne de 55°C autour de l’équateur, impossible pour l’homme d’y vivre.

Afin de mieux mesurer l’impact de ces changements abrupts de température mondial, le GIEC a mis à notre disposition une carte interactive permettant d’observer les conséquences sur notre environnement en fonction des différentes hypothèses : carte interactive


Le GIEC a effectué 4 observations historiques de l’impact de l’homme sur notre planète :

  • Concentration de CO2 la plus élevée depuis au moins 2M d’années

  • Montée du niveu des mers la plus rapide depuis au moins 3.000 ans

  • Surface de la banquise arctique la plus réduite depuis au moins 1.000 ans

  • Recul des glaciers sans précédent depuis au moins 2.000 ans

Les deux principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement sont le dioxyde de carbone CO2 et le Méthane CH4


Valérie Masson Delmote : “La température moyenne de nos océans va augmenter d’un facteur 2 à 8 ce siècle”.

Un réchauffement de 1,5°C et 2°C sera dépassé au cours du 21ème siècle si des réductions importantes des émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre n’ont pas lieu dans les prochaines décennies. L’Accord de Paris avait fixé le seuil à +1,5°C de température moyenne afin de limiter une catastrophe écologique au niveau des écosystèmes de notre planète. Nous devons agir maintenant et nous pouvons agir à notre échelle !


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